00:00 Message aux auditeurs
00:18 Cold open
00:56 Intro
03:08 Haute-Savoie, ski et football
05:10 La ceinture de judo
07:04 « Acheté » 50 francs
10:36 L’Étoile Carouge
18:12 En équipe première à 14 ans et demi
21:39 Le double petit pont
23:01 Formation suisse vs formation française
27:53 Auxerre et Guy Roux
35:05 La fenêtre
36:37 Bellinzone
51:28 Bordeaux vient le chercher
55:13 Rendez-vous à l’aéroport de Lugano
59:47 Signature et premier but contre Lille
1:06:27 Le doublé et la finale contre l’OM
1:11:12 Leipzig
1:13:42 Le penalty refusé
Philippe Fargeon, avant-centre des Girondins de Bordeaux d’Aimé Jacquet, raconte son incroyable ascension : champion de France et vainqueur de la Coupe de France 1987 six mois après avoir débarqué de deuxième division suisse.
Décembre 1986. Desireless cartonne au Top 50 avec « Voyage Voyage », et un jeune frontalier haut-savoyard qui empile les buts chez nos voisins suisses s’apprête à faire lui aussi un voyage extraordinaire. Tel la comète de Halley qui passionna les écoliers cette année-là, Philippe Fargeon va survoler la saison 1986-87 comme un astre fulgurant.
Meilleur buteur du championnat suisse avec Bellinzone, idole d’une ville de 15 000 habitants qui remplit son stade, il dit d’abord non à Bordeaux. Puis Didier Couécou et Aimé Jacquet viennent le chercher en personne à l’aéroport de Lugano. Pourra-t-il s’intégrer dans l’armada bordelaise des Tigana, Battiston, Thouvenel, Ferreri, Roche, Lacombe et autres frères Vujović ? À peine signé, à la 21e minute de son premier match contre Lille, Fargeon apporte une réponse cinglante : oui, le garçon sait marquer, vite et bien. 18 matchs et 15 buts plus tard, c’est avec un titre de champion de France qu’il confirme. Puis une Coupe de France remportée contre l’OM de Tapie, avec un but en finale. Et une demi-finale de Coupe des Coupes face au Lokomotive Leipzig, perdue aux tirs au but, qui reste son plus grand regret.
Avec candeur et beaucoup d’humour, ce Cendrillon des temps modernes raconte au Podcast des Légendes :
– la maîtresse d’école qui l’embarque au FJEP Ambilly, et le petit club qui veut « l’acheter » 50 francs à son père
– la ceinture de judo refusée qui a sans doute scellé sa destinée de footballeur
– l’Étoile Carouge, l’équipe première à 14 ans et demi, et la leçon de respect des anciens de Jacques Castella après un double petit pont au capitaine des Young Boys
– Auxerre, les entourloupes de Guy Roux sur un contrat et une sortie par la fenêtre du bureau
– Bellinzone, le contrat signé sur le capot d’une voiture et les années « Fifi » au Tessin
– pourquoi la formation suisse a fait de lui un buteur, là où la formation française voulait des joueurs « bons partout »
– « On attendait Platini, on vous a vous » : son arrivée à Bordeaux vue par la presse
– Leipzig : le but qu’on ne lui a jamais attribué, et pourquoi il a refusé de tirer le septième penalty
Un épisode à dévorer comme une tablette de chocolat suisse...
Deuxième partie dans quelques jours : l’équipe de France, Henri Michel, le retour en Suisse puis à Bordeaux, et une brouille avec Michel Platini pour une raison qui vous surprendra.