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Marcel Aubour (2e partie) : Cœur d'artichaut | Stade Rennais, Coupe de France 1971, Nice, Reims

Marcel Aubour (partie 2) : Cœur d'artichaut | Stade Rennais, Coupe de France 1971, OGC Nice, Stade de Reims

Colombes, finale de la Coupe de France 1971 entre le Stade Rennais et l'Olympique Lyonnais. Rennes s'est vu refuser deux buts et les supporters bretons commencent à lancer des artichauts sur la pelouse. Dans ses cages, Marcel Aubour en ramasse un et s'amuse à viser la barre transversale. La photo d'André Lecoq entre dans la légende rennaise mais aussi dans celle de la Coupe de France. Deux jours plus tard, un camion s'arrête devant chez lui avec deux caisses d'artichauts offertes par des paysans bretons.

Dans cette deuxième partie, l'ancien gardien de l'équipe de France raconte la suite de sa carrière. À Nice, il découvre la boule lyonnaise et un club qui le déçoit. À Rennes, il dit qu'il « revit » sous Jean Prouff : le champagne est obligatoire tous les mercredis et la demi-finale contre l'OM est épique. Avant chaque tir au but, il chambre Skoblar et Magnusson. À Reims, il gagne enfin des vrais salaires et joue avec Carlos Bianchi, jusqu'à 38 ans.

Il raconte aussi un penalty arrêté à Michel Platini, des buts encaissés contre Pelé, Puskás et Di Stéfano, ses gants en laine à picots de ping-pong et une nuit blanche chez Gunter Sachs, avec Brigitte Bardot.

Derrière les anecdotes, il y a un cœur d'artichaut. Aimé Mignot a partagé sa chambre pendant sept ans et pleure toute la soirée après la finale perdue par Lyon. « Le club, on est de passage », dit-il. Les amitiés, elles, restent.
C'est un épisode drôle, tendre et bouleversant avec une légende du football français, qui nous laisse sur une invitation : « Si vous passez à Saint-Tropez… si je suis pas mort, on boira le champagne à la maison. »

Un géant.