Jean-Claude Lemoult, légende du PSG et champion olympique 1984 avec l'équipe de France à Los Angeles, raconte ses dix ans au Paris Saint-Germain : la Coupe de France 1982 contre Saint-Étienne (qui aura des conséquences sur la séance de tirs aux buts à la Coupe du Monde) et Michel Platini, la Coupe de France 1983, le premier palmarès de l'histoire du club.

Milieu récupérateur infatigable, formé au centre de formation du PSG en 1976, Jean-Claude Lemoult débute en Division 1 à dix-sept ans et demi, lancé par Jean-Michel Larqué et protégé par Jean-Pierre Adams. Dans cette première partie, il raconte le Paris Saint-Germain des pionniers avec une gouaille réjouissante : l'entraîneur Vasović qui le jugeait « trop petit », le vestiaire des années Borelli, ce président moulin à paroles capable de faire venir un professeur yougoslave exprès pour l'opérer d'une pubalgie, les primes de Coupe de France qui financent sa première voiture, et une carrière entière négociée sans agent — « le meilleur agent, c'était moi-même ».

Il revient sur la finale légendaire de la Coupe de France 1982 contre les Verts de Saint-Étienne, où il marque Platini... qui inscrit deux buts. Sa réponse : « Ouais, mais qui c'est qui a été chercher la coupe ? » Puis l'été 84 : les Jeux Olympiques de Los Angeles, le Rose Bowl, cent dix mille spectateurs, la Marseillaise, et cette médaille d'or olympique jamais rééditée par le football français — offerte à Loulou Nicollin, et pour laquelle il se bat encore (aux côtés du PDL) afin que les dix-sept champions obtiennent la Légion d'honneur.

La semaine prochaine : la blessure à la cheville, le transfert avorté à l'OM, Montpellier, la bagarre avec Cantona et l'épopée européenne contre Manchester United.