Comment un fils de cheminot des HLM d'Orléans devient-il titulaire inamovible de l'OM de Tapie ? Pourquoi un joueur présent dans toutes les grandes équipes françaises des années 80-90 n'a-t-il qu'une seule sélection en Bleu ? Et que s'est-il vraiment passé dans ce vestiaire du Matra Racing où la mayonnaise n'a jamais pris ?
Dans ce premier volet, Bruno Germain revient sur ses origines et son parcours jusqu'à l'Olympique de Marseille. À 16 ans, il s'impose déjà en troisième division face à des trentenaires aguerris — sa véritable école de formation. Que fait-il de son premier vrai salaire de pro ? Il achète une maison à ses parents. Une brève escapade à Valenciennes tourne court : promesses non tenues et mal du pays le ramènent à Orléans, où il mènera le club jusqu'en finale de Coupe de France 1980 contre Monaco.
À Nancy, il croise un jeune entraîneur révolutionnaire : Arsène Wenger. Qu'est-ce qui rendait ses méthodes si différentes ? "Des entraînements sous forme de jeu, du football offensif, un dialogue permanent... On sentait déjà les codes de la nouvelle génération."
Au Matra Racing, il côtoie Fernandez, Bossis, Francescoli. Pourquoi cette dream team n'a-t-elle jamais décollé ? Bruno lève le voile sur les deux clans qui divisaient le vestiaire.
Et puis il y a cette unique sélection en Bleu, contre la RDA en 1987. Comment expliquer qu'un titulaire indiscutable des plus grands clubs français ne soit jamais rappelé ? Tapie aurait-il bloqué sa sélection auprès de Platini ?
Après un passage éclair à Toulon — marqué par un geste qu'il regrette encore — Bruno signe à l'OM en quelques heures. Que lui dit Tapie pour le convaincre ? Et quelle est la clé pour survivre à la pression du Vélodrome ? "Tu peux louper un ballon, mais si tu donnes tout, ils te pardonnent tout."
📖 Suite la semaine prochaine : les campagnes européennes de l'OM, le PSG, et les coulisses d'une époque dorée.