Un nouvel épisode chaque semaine

Florian Maurice raconte le PSG, Marseille, le Steau, Vigo, Parme et les Bleus (2e partie)

Florian Maurice — 2e partie

Paris, octobre 1997. Le PSG a battu le Steaua Bucarest 3-2 en Roumanie, mais un joueur suspendu a joué : défaite 3-0 sur tapis vert. Il faut gagner 4-0 au Parc. Pendant la semaine, un marabout appelle Michel Denisot et lui annonce que le quatrième but sera marqué par le numéro 18.
Le numéro 18, c'est Florian Maurice.

Ce qui suit est la partie la plus dense de sa carrière, et il la raconte sans filtre. Les six mois où il « ne met pas un but » à Paris et regarde la liste de 98 se refermer sans lui — « je suis nul, je suis bidon ». Le soir de la finale, dans une chambre d'hôtel à Biarritz, avec une pensée qu'il n'avait jamais avouée publiquement. Puis Marseille, Roland Courbis et sa leçon de pétanque à la mi-temps d'un 0-4 contre Montpellier devenu 5-4. Le Celta Vigo au Vélodrome, le Real Madrid au bout du fil, et un certain Nicolas Anelka qui passe devant. Les quatre heures enfermé dans un vestiaire de la Commanderie avec deux cents supporters dehors. La chaussure jetée en tribune contre le PSG — et la semelle orthopédique oubliée dedans.

Et la fin : Vigo, Bastia, un club sans serviettes ni stade, Châteauroux par amitié, et le matin où il arrête « de se mentir ».

En bonus, les questions mitraillette : le meilleur joueur avec qui il a joué, le plus fou du vestiaire, le casino, et le titre qu'il a gagné devant Vieira, Pirès et Makélélé...