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Charles Orlanducci : "Simu in casa nostra", l'épopée de 1978 et la Coupe de France (2e partie)

Turin, décembre 1977. Charles Orlanducci sort du vestiaire, monte l'escalier du Stadio Comunale de Turin, arrive sur la pelouse. Soixante-dix mille personnes, la neige, et dix mille Corses dans les tribunes. Il se retourne vers ses coéquipiers et lâche une phrase en corse qui va rester...

Dans cette seconde partie, le capitaine du Sporting raconte l'année où Bastia a tenu l'Europe en respect. Lisbonne devant soixante-cinq mille spectateurs. La première victoire d'un club français en Angleterre, arrachée à des joueurs si grands qu'il fallait « passer par dessous ». Le Torino, invaincu chez lui depuis deux ans, battu chez lui. Puis la finale, et un terrain devenu piscine.

Il raconte aussi ce qu'on ne voit pas. La phrase codée qu'il criait à l'entrée du vestiaire pour que l'arbitre ne comprenne pas. L'amende qu'il a réclamée à Roger Milla le jour de son arrivée. Les cars de déplacement qu'il a payés de sa poche quand le club n'avait plus rien. Et le jour où il a demandé qu'on lui retire le brassard de capitaine, plutôt que de changer sa façon de jouer.

Il y a la mort de Claude Papi, à trente-trois ans. Il y a la Coupe de France 1981, la seule qu'ils aient gagnée. Et il y a ce qu'il a fait en rentrant au village avec le trophée, dont il n'avait, jusqu'ici, jamais beaucoup parlé.

Un entretien inoubliable avec un monument du football corse.

Entretien enregistré par téléphone depuis la Corse.