Le Fer de Lens en Or - François Brisson (2e partie)

Ou comment un gamin de Bourg-la-Reine remporte l'Or Olympique à Los Angeles
Brisson, deuxième volet : la finale, Tapie, le loft, et tout ce qu'on ne lui a jamais demandé
Los Angeles, 11 août 1984. Une finale olympique. 1m74. Une tête croisée. Un titre. Et un homme qui, quarante-deux ans plus tard, raconte qu'il a eu "l'impression de rester en l'air plus longtemps que d'habitude".
Dans ce deuxième volet, François Brisson revient sur LE but. Celui qu'on lui demandera toujours. Mais aussi sur tout ce qu'il y a autour : le village olympique où il croise Carl Lewis, déjeune en face de la sauteuse allemande Ulrike Meyfarth, prend l'ascenseur avec Carol Lewis et tombe nez à nez avec Lionel Richie en pleine répétition. Ses parents dans les tribunes. Le lendemain, Malibu plutôt que la cérémonie de clôture — un choix qu'il regrette encore un peu.
Et puis vient la suite. Strasbourg, Marseille, le retour du foot français à hauteur d'homme. Un coup de fil personnel d'Aimé Jacquet qui ne débouche sur rien (Bordeaux prendra Chalana). Jeandupeux qui l'appelle pour Toulouse, viré juste avant la signature. Et Marseille, surtout. Cette équipe qu'il pense championne sur le papier, ces séances de centres répétés à l'infini avec un certain Jean-Pierre Papin — "la prunasse, ça partait. Boum!" —, Bernard Tapie en mode "Belmondo, un peu Magnifique, un peu Marginal, un peu Guignolo", et le loft. Brisson en a fait partie. Un des tout premiers de l'histoire du football français.
Au passage : pourquoi Gérard Banide était le meilleur "faiseur d'entraînement" qu'il ait connu sans être pour autant son meilleur entraîneur. Quels défenseurs lui ont vraiment fait mal (ce ne sont pas ceux qu'on croit). Comment, en tant qu'adjoint à Lens, il a géré la guerre froide Dacourt-Warmuz après le titre de 98 — et le déclic à Kaiserslautern. Tony Vairelles, Franck Ribéry, Philippe Vercruysse, Justo Fontaine emmenant tout le PSG au Macumba après une victoire à Lens : les portraits fusent, sans langue de bois mais sans casser personne.
Reste un regret tenace : pas de Coupe du monde et peu de Coupes d'Europe. Et un constat lucide sur lui-même — "je ne savais pas me vendre". Une heure quarante-cinq de mémoire vive, livrée par un homme qui dit avoir fait ses confidences "pour la première fois". À ne pas manquer.
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