La Flamme - Sylvain Kastendeuch (1ère partie)
De l'Alsace bossue à la Lorraine en passant par Joinville,,,
Coïncidant avec la sortie de son excellente biographie "Derrière le masque" (Éditions des Paraiges), le Podcast des Légendes reçoit cette semaine un défenseur à la longévité aussi exemplaire que son fair-play : Sylvain Kastendeuch.
578 matchs en Ligue 1, zéro carton rouge. Comment un gamin recalé à 13 ans pour son physique devient-il l'un des défenseurs les plus capés de l'histoire du championnat de France ? La réponse tient en un mot : la flamme.
Cette flamme, c'est celle qui brûlait déjà chez le petit Sylvain dans son village d'Alsace Bossue, 300 habitants, pas de terrain de football. Il jouait dans les prés avec une poignée de copains, improvisant des buts avec des vêtements. C'est cette même flamme qui l'a porté quand le sélectionneur alsacien lui a dit qu'un défenseur devait être "beaucoup plus physique" que lui. Et c'est encore elle qui l'a maintenu debout face au bizutage – moral et physique – qu'il a subi à l'internat du lycée Robert Schumann par ses camarades.
Peut-on garder cette flamme intacte quand les anciens du vestiaire professionnel vous interdisent d'y entrer ? Quand on vous prête au Red Star et qu'on vous loge dans un appartement sans meubles, un simple matelas par terre ? Kastendeuch l'a fait, sans jamais songer à renoncer.
Au bataillon de Joinville, il partage sa chambrée avec un certain Éric Cantona. Quel "secret défense" les lie depuis cette époque ? Et comment leur rivalité a-t-elle resurgi des années plus tard lors d'un match explosif à Nîmes – au point que Cantona l'attende dans un couloir sombre pour lui "en filer une" ? Ironie de l'histoire : cet incident aurait lancé la carrière anglaise du King.
Mais la flamme de Kastendeuch, c'est aussi celle du fair-play absolu. Lors de sa première sélection en Bleu contre la RDA, un attaquant le déborde dans les dernières secondes et marque le but de l'élimination. On lui reproche de ne pas l'avoir "séché". Sa réponse est sans appel : "C'était inenvisageable. Je ne peux pas raisonner comme ça." Peut-on rester élégant quand le destin de l'équipe de France se joue sur une action ? Pour Kastendeuch, la question ne se pose même pas.
L'épisode culmine avec la finale de Coupe de France 1988 face à Sochaux. Aux tirs au but, il demande à être le cinquième tireur. Il marque. Metz triomphe. La flamme, intacte.
Un épisode exceptionnel!
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Musique: The Tartan Rascals
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